Un des trois-cent entrepôts du centre de distribution libre d'Interzone.
Un des trois-cent entrepôts du centre de distribution libre d'Interzone.

Le centre de distribution libre d'Interzone est constitué de plus de trois cents entrepôts contenant des objets de consommation courante mis gratuitement à la disposition des habitant·es d'Interzone. Le centre est organisé selon les principes du communisme libertaire : toustes y contribuent selon leurs capacités et se servent selon leurs besoins.

En ce qui concerne l'approvisionnement, le centre reçoit ce qui est produit par les activités artisanales de la C.R.A.S.S.E., principalement la culture du cannabis et du lin, le textile, le vêtement, l'ébénisterie, la poterie et l'électronique. Cette production représente la moitié de ce qui est mis à la disposition des utilisateur·trices. L'autre moitié provient d'objets réquisitionnés de l'économie bourgeoise par divers moyens. Premièrement, les millitant·es du collectif de distribution de la C.R.A.S.S.E. entretiennent des alliances d'entraide avec divers groupes illégalistes (dont la bande à Bonnot) qui les fournissent en boîtes de Necromart en échange de certaines productions d'Interzone – principalement le matatabi (Actinidia polygama), une liane japonaise très proche du kiwi qui produit un alcaloïde, nommé actinidine, et qui enivre les chats. Ensuite, le centre peut compter sur un portail collatéral qui a été découvert par Nikola 004 et qui mène dans un coin discret d'un des entrepôts géants de Necromart dans la quatrième strate de Vieuholle. De nombreux objets y ont été subtilisés sans que la méga-corporation ne s'en rende compte, ce que les membres de la C.R.A.S.S.E. – dont beaucoup sont d'ex-livreurs – estiment être un juste retour des choses.

En ce qui concerne la distribution, elle se fait selon le principe de la prise au tas. Tout ce qui est disponible en abondance peut être pris par quiconque en éprouve le besoin. Les objets disponibles en quantité plus limités, rares ou uniques sont rationnés par le collectif de distribution. Le fait de prendre un objet n'est pas un geste transactionnel, puisqu'il n'implique ni argent, ni troc.