Une tasse de kwaa
Une tasse de kwaa

Le café n'étant plus disponible sur Necromart (à cause d'un conflit commercial généralisé avec tous les producteurs de café, sans exception), les citoyen·nes de Vieuholle ont dû se rabattre sur le kwaa, un succédané à fortes doses de caféine fait à partir de champignons divers – dont le fameux xylaria polymorpha, qui selon la rumeur transformerait la personne qui l'ingère en zombi (mais peut-on vraiment se fier aux rumeurs, en cette ère de désinformation ? Moi, je pense que non).

Pour en préparer une tasse, il suffit de verser un peu de poudre de kwaa et y ajouter de l'eau. Les personnes les plus sophistiquées (ou snob) utilisent une kwaafetière, mais ce qu'elles ne savent pas, c'est que tout le monde se moque d'elles dès qu'elles ont le dos tourné. La plupart des buveur·euses préfèrent leur kwaa noir, mais certain·es ajoutent du lait et du sucre. Certain·es encore y ajoutent de l'aquavit ; on appelle ce cocktail un à-kwaa-bon.

Une kwaafetière
Une kwaafetière

La rumeur veut que la caféine ne soit pas le seul ingrédient psychoactif du kwaa, même si le service des relations avec les médias de Necromart et les médecins toxicologues d'Econo-Save jurent qu'il n'en est rien. Pourtant, plusieurs cas de buveur·euses de kwaa qui disent avoir parlé à leurs ancêtres décédés, avoir rencontré leur animal totem ou n'avoir fait qu'un·e avec l'univers ont été rapportés. Certaines études semblent indiquer que boire un kwaa en mangeant une barre Eat More peut entraîner une perte de contact avec la réalité. D'autres études démontrent hors de tout doute que la réalité est bien surfaite, alors inutile de s'inquiéter.