Mon connard de propriétaire
Mon connard de propriétaire

Dès que la camionnette de Manny eut tourné le coin de ma rue, je remis mon iCagoule et me rassis cul nu sur mon fauteuil pour continuer ce que j'avais entrepris. Sur Neuroporn, je décidai de changer de catégorie et de m'intéresser plutôt aux vidéos qui mettaient en scènes des Orgasmatron Girls. L'une d'entre elles mettaient en scènes deux femmes portant des épibarrières et des iCagoules noires qui s'occupaient d'un client qui était couché sur le dos sur une table à massage. Ses jambes étaient écartées et relevées grâce à des chaînes attachées à ses chevilles qui passaient par des poulies suspendues au plafond. Son bassin était suffisamment relevé pour donner plein accès au trou de son cul. L'une des Orgasmatron Girls, elle, avait ouvert son épibarrière pour dégager la zone de son corps située entre le haut de ses cuisses et son nombril ; elle était assise à califourchon sur le visage du client et faisait aller et venir son sexe contre la bouche de l'homme de façon très excitante. Sa collègue, quant à elle, se servait d'une godemachette courte pour enculer le client qui gémissait chaque fois que le manche s'enfonçait dans son fondement jusqu'à la garde. De sa main libre, elle le branlait avec une expertise qui trahissait une longue expérience du métier, ce qui me remplit à la fois d'une grande admiration et d'une excitation extrême.

J'en étais à fantasmer sur le fait de devenir, moi-même, Orgasmatron Girl et mettant mon Magic Wand sur la première position, quand la sonnerie de Braintime vint interrompre à la fois ma rêverie et mes élans masturbatoires. C'était mon crétin de propriétaire et parce que le loyer était dû aujourd'hui, il a bien fallu que je lui parle. Je répondis et une publicité se mit immédiatement à défiler directement dans ma cervelle :

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— Allô ? dis-je tout simplement lorsque la neuroconnexion fut établie.

— C'est le propriétaire. Le loyer est dû.

— Je ne croyais pas qu'il était dû aujourd'hui, dis-je en sachant pertinemment ce qu'il allait répondre.

— Le loyer est toujours dû aujourd'hui. Et comme nous sommes aujourd'hui, je m'attends à ce que le loyer soit payé.

— Ça ne serait pas plus simple pour vous et pour moi que je paye une fois par mois ? lui demandai-je.

— Non, parce qu'on ne saurait jamais quel jour le loyer est dû. Quand il est dû aujourd'hui, on a qu'à se demander : « Quel jour nous sommes ? Sommes-nous aujourd'hui ? » et comme la réponse est toujours « Oui, nous sommes aujourd'hui », alors je sais que le loyer est dû.

— Cette logique est si imparable qu'elle en devient absurde.

— Je ne suis pas logicien, je suis propriétaire et je me contente de percevoir les loyers qui sont dûs. Envoie-moi la somme tout de suite.

— Il ne me reste que des somonis tadjiks, dis-je en consultant le solde de mon compte BankruptPal.

— Assez pour couvrir le loyer qui est dû aujourd'hui ? demanda-t-il sur un ton suspicieux.

— Oui. Je vous fais un virement tout de suite.

— Je te garde sur la ligne en attendant que le virement soit fait.

— Pendant que je vous tiens, je songe à installer un Orgasmatron dans l'appartement. Est-ce que vous y voyez un inconvénient ?

— Pas si le loyer est payé aujourd'hui.

— J'ai aussi remarqué que des moisissures commençaient à se développer dans l'appartement. J'en ai vu des traces dans la salle de bain et un peu au-dessus de la porte d'entrée. Il faudrait peut-être m'envoyer quelqu'un pour regarder ça et évaluer s'il y a quelque chose à faire.

— Je m'en occupe le premier jour où le loyer ne sera pas dû.

— Vous voulez dire, quand le loyer qui est dû sera payé ?

— C'est la même chose.

— Je ne suis pas certaine que ça l'est.

J'entendis dans ma tête le « DING ! » caractéristique de BankruptPal. Le paiement venait d'être reçu.

— Ok, Pam, j'ai reçu l'argent. Au revoir.

— Je m'appelle Anne, pas Pam.

— C'est ça. On se reparle la prochaine fois que ce sera aujourd'hui et que le loyer sera dû, Anpapam.

— Quand est-ce que vous m'enverrez quelqu'un pour les moisissures ? demandais-je juste avant qu'il ne raccroche.

Quel crétin celui-là. Quand je pense que j'ai interrompu une séance de masturbation très prometteuse pour lui parler... Maintenant qu'il me laissait tranquille, j'allais enfin pouvoir me satisfaire.