Là où les traces de pas s'arrêtent.
Là où les traces de pas s'arrêtent.

Godemachette à la main, je suivis les traces de pas qui me menèrent dans ma salle de bain, jusqu'à la cuvette des toilettes.

— Ton voleur semble s'être sauvé en utilisant ton téléporteur sanitaire, constata Nessos.

— C'est impossible ! Les téléporteurs sanitaires ne conservent pas l'intégrité des matières transmises. S'il est passé par là, il a été pulvérisé et dispersé aux quatre vents.

— Hacker un téléporteur sanitaire pour en faire un portail intégral, c'est à la portée du premier venu, répondit Nessos en haussant les épaules.

— Dans ce cas, je t'en prie, fais-le !

— Hého, est-ce que j'ai l'air d'un techno-plombier ?

Je le dévisageai de sabot en cap.

— C'est sûr qu'il te manque quelques tentacules...

— Ben voilà. La dernière chose que je veux, c'est avoir leur guilde sur le dos. J'ai déjà assez d'emmerdes en ce moment pour en ajouter en provenance de ces pulvérisateurs de merde.

— J'appellerais bien mon propriétaire pour qu'il en en fasse venir un, mais je n'ai pas le temps qu'il bouge son gros cul.

— Ou tu pourrais te servir de ton iCagoule pour apprendre comment le faire. On n'est jamais mieux servie que par un professionnel dûment certifié par sa guilde, mais en désespoir de cause, il faut savoir se débrouiller toute seule.

— Wow, c'est profond en querisse, commentai-je sur un ton sarcastique.

— Je l'ai lu au verso d'un emballage de Eat More, avoua Nessos.

Je soupirai, puis demandai à ma godemachette :

— Crois-tu pouvoir régler ce problème, Tina™ ?