Pas moyen de se branler tranquille, franchement, quelle triste époque

Maintenant que j'étais l'heureuse propriétaire d'une iCagoule, je décidai de célébrer mon entrée officielle dans le XXIᵉ siècle en m'offrant une séance d'astiquage de bouton en règle en visionnant des vidéos sur Neuroporn. Les chats venaient tout juste de sortir, je n'allais pas être dérangée pour un bol d'eau ou pour leur ouvrir la porte, alors c'était le moment parfait pour m'installer cul nu sur le sofa de la salle de séjour avec ma chandelle parfumée à véritable odeur de noune de Ginette Parletrop et mon Magic Wand.

La page principale de Neuroporn.
La page principale de Neuroporn.

En allumant mon iCagoule, je remarquai tout de suite le logo de Neuroporn sur l'écran d'accueil, à côté de celui de Necromart, Bankruptpal et Braintime. Je me rendis sur le site et dès la première page, je remarquai que toutes mes catégories préférées y étaient ; les Orgasmatron Girls, les accidents de lessive, les inspections semestrielles de cheminées résidentielles, les acomptes provisionnels et surtout, les trans-équins – qui sont l'objet de toutes mes rêveries érotiques. Je m'installai donc le cul bien calé dans le coussin du sofa, les cuisses écartés comme pour une visite chez le gynéco, et j'appliquai une généreuse couche de lubrifiant à l'eau sur ma vulve parce que c'est comme ça que j'aime ça quand ça glisse quand vient le temps de me faire vibrer le clitoris et tant pis si ça ne vous plaît pas, hého, han, quand même.

Dans la catégorie « trans-équins » se trouvaient des tas de centaures (je sais, il ne faut pas que je dise ce mot, mais c'est trop sexy, c'est plus fort que moi) musclés comme des dieux grecs qui s'enfilent entre eux avec leurs bites longues comme le bras. J'en choisis une qui m'avait l'air particulièrement prometteuse et oh boy que je fus servie. Dans ma tête apparut l'image de deux centaures (oups, encore, désolée) avec le torse luisant de sueur qui s'embrassaient tendrement en se caressant les cheveux. Les préliminaires ne traînèrent pas et bien vite, l'un d'eux se glissa sous son partenaire et se mit à lui lécher le fourreau jusqu'à ce qu'il se mette à bander. Querisse que c'était hot ! Je saisis donc mon Magic Wand et le mis en première vitesse de vibration. Je le déposai sur le quadrant supérieur droit de mon clitoris et soupirai de satisfaction en pensant que j'avais drôlement bien fait d'acheter cette iCagoule.

J'étais résolument partie pour Cythère quand on sonna à la porte. Je tentai de faire abstraction et de me concenter sur la vidéo qui jouait dans ma tête et sur mon plaisir, mais on sonna une deuxième fois, une troisième fois, puis une quatrième. C'était probablement urgent, alors je me déconnectai de Neuroporn, enfilai un short et allai ouvrir.