Je sortis donc du crâne de la branleuse géante et allai rejoindre Nessos près du feu de camp.

— Comment va Andrea ?

— Iel a repris ses esprits et a bu un peu. Selon le scan de Tramontina™, iel est hors de danger ; iel s'est rendormi·e et Tina™ veille sur iel.

— Tant mieux ! Ça me rassure.

— Vas-tu maintenant m'expliquer pourquoi tu connais tant cet endroit ?

Nessos soupira.

Un amour inter-espèces

— Quand je débutais dans le métier, j'étais très idéaliste. À force de faire des Mould Controls pour des clients, je me suis un jour dit que si je devenais b'lergheumb'lehien, je pourrais avoir une relation privilégiée avec le Seigneur des moisissures et ralentir la progression de ses légions dans la ville. J'ai donc traversé les quatre premiers cercles du demi-sous-sol jusqu'à l'antique Cité de Dis pour aller à leur rencontre.

Je suppose que ça ne s'est pas très bien passé...

— Je me suis rendu jusqu'à la cérémonie d'initiation, mais... j'ai vu des horreurs sans nom. Des choses que je ne pourrais pas raconter, et...

Je caressai tendrement son flanc et lui dis :

— Tu n'as pas à le faire, je comprends parfaitement.

Nessos me regarda dans les yeux et je sentis l'intensité de son désir. N'étant pas la femme la plus subtile au monde, j'ouvris le devant de mon épibarrière pour exposer mes seins, histoire de lui montrer que j'étais plus que consentante à m'accoupler à nouveau avec lui – même dans cet enfer visqueux et puant.

— Euh... je... vais alimenter le feu, dit-il avec une timidité que je ne lui connaissais pas.

Il se déplaça vers moi pour attraper d’autres débris à brûler, de façon à ce que son corps s’étende au-dessus de moi et bientôt, je me retrouvai presque entre les jambes arrières du trans-équin. Un musc subtil se dégageait de son fourreau et je me suis surprise à y déposer mes lèvres. C’est alors que le fourreau de Nessos a commencé à se contracter et que le parfum musqué devint encore plus fort, alors que la bite trans-équine se mit lentement à durcir, glissant hors du fourreau, se contractant à chaque secousse d'excitation. Le gland vint frôler ma joue, puis je regardai le sexe s’ériger et gonfler à côté de mon visage. Vous dire à quel point ce spectacle me fascinait, j’en mouillais mon épibarrière.

Bientôt, la bite de Nessos fut pleinement érigée. Le trans-équin se déplaça de façon à présenter « accidentellement » son sexe à la hauteur de ma bouche – et bien entendu, je ne me suis pas laissée prier. Je le pris entre mes deux mains et me mis à le lécher passionnément. Nessos laissa échapper un soupir plaintif pendant que je taquinais du bout de la langue sa bite qui reposait sur mon épaule – alors que ses deux couilles massives balançaient devant moi. J’enveloppai le sexe de Nessos de mes mains, à défaut d’avoir la bouche assez grande pour pouvoir l’envelopper de mes lèvres. Je passai ma langue sur les veines palpitantes de la bite, traçant leurs contours, jusqu’à ce que je sente le foutre pré-éjaculatoire de mon amant couler dans mon dos.

— J'ai envie que tu me baises, lui dis-je alors de but en blanc.

— Je ne veux pas te faire mal...

— T'inquiète, je suis une professionnelle – et puis, ce n'est pas comme si c'était la première fois. Je voudrais maintenant le faire à jeun, pour pouvoir en garder un souvenir détaillé et, espérons-le, impérissable.

— D'accord. Tu vois le pneu de camion à moitié enfoui, juste là ? Peut-être que tu pourrais t'y coucher sur le ventre… proposa-t-il.

Pour toute réponse, j'ouvris le bas de mon épibarrière et trottinai vers le pneu et tortillant mon cul de façon aguichante. Je m'y installai comme il le souhaitait, essayant de trouver la bonne position, lui présentant mon cul relevé. Il vint me rejoindre et plaça délicatement sa bite entre mes fesses. Je commençai par me branler avec son gland et plus je me caressais, plus je mouillais et plus je me sentais prête à l'accueillir en moi. Et comme sa bite coulait continuellement, nous ne manquâmes pas de lubrification, si bien qu'il finit par la faire pénétrer aussi profondément que mon petit corps le permettait.

Il se mit alors à aller et venir, d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement, mais toujours avec une infinie douceur qui fit monter en moi le plaisir. Je l'entendais souffler et ébrouer alors que la cadence s'accélérait et que je sentais ma chatte littéralement déborder de sperme. Puis ce fut le dernier coup de boutoir ; Nessos jouit dans un long hennissement.

— Fuck ! Je n'aurais jamais cru que je prendrais un jour autant de plaisir dans cet océan de merde abandonné des dieux ! dit Nessos en se retirant. À moi de prendre un peu soin de toi, maintenant.

Alors que j'étais toujours couchée sur le pneu, il s'accroupit derrière moi et écarta mes fesses avec ses deux mains. Je sentis ensuite sa langue s'insinuer dans le sillon de mes fesses, taquiner le trou de mon cul, puis glisser sur ma vulve jusqu'à mon clitoris. Il était habile, le salaud ! Je l'entendais laper et avaler toute la purée qu'il m'avait balancée, c'était tellement hot que j'en tremblai de délice à répétition. Entre deux orgasmes, je regardai en direction du crâne de la branleuse géante et j'aperçus Andrea qui nous épiait, une main fourrée dans son pantalon et l'autre sous sa chemise, pinçant un de ses mamelons.

Nos badineries furent hélas interrompues par Tramontina™, qui nous dit d'une voix stridente :

— Alerte ! Inconnus armés détectés à deux cent mètres ! Ils se dirigent droit sur nous !